Francine Bodaba Anyandoya. Smc en Zambie
Deux verbes résument un peu mon expérience missionnaire en Zambie: cheminer et écouter.
Toujours en train d’apprendre
Le premier fait référence aux déplacements que je réalise pour aller accomplir mon apostolat auprès des communautés chrétiennes de base auxquelles j’ai été envoyée. Et le deuxième fait appel à l’écoute soit des personnes, comme des besoins qui sortent de ces communautés.
Mais pour y arriver à cela il m’a fallu en premier lieu apprendre la langue locale et tenter de comprendre les coutumes et la situation du pays. Je viens de la République Démocratique du Congo et les langues et habitudes sont différentes.
La difficulté des déplacements
J’ai la responsabilité de suivre quatre secteurs de la paroisse qui ne sont pas proches du centre. Je dois parcourir parfois jusqu’au 12Km – 15Km en vélo (allez et retour). Cela suppose pour moi que je peux faire chaque jour entre 30Km en vélo, c’est un plus de fatigue physique.
Ce sont des secteurs bien insérés dans la forêt, pas sur la grande route, et donc difficiles de les rejoindre. Souvent je suis seule mais aussi il y a d’autres personnes qui parfois m’accompagnent. Je n’ai pas peur, car je sens le Seigneur à mon côté, qui m’accompagne, et aussi les personnes me protègent et accompagnent.
La vie des Communautés Ecclésiales de Base
Je pars visiter les Communautés Ecclésiales de Base et visiter les familles. Il est important de suivre la vie de ces communautés. La formation que nous pouvons leur offrir c’est importante et puis surtout c’est encouragent pour eux l’écoute de leurs besoins.
Dans ce temps il a fallu aussi créer un autre secteur qui n’existait pas dans la paroisse. Il a fallu contacter les personnes, les visiter, les écouter. Nous avions tenté de comprendre ce qui n’allait pas et leurs besoins. Il me faisait du mal quand je les écoutais dire qu’ils étaient comme des personnes abandonnées, qu’auparavant personne n’était partie chez eux pour y rester avec eux et les écouter. Maintenant la communauté chrétienne a commencé à cheminer discrètement.
La joie de la vie donnée
Je peux dire que j’ai beaucoup appris de ces années à la mission. Il y a eu des difficultés et aussi des joies. Je me suis découverte comme une femme courageuse, avec beaucoup de force et pleine de confiance. Mais ce que je ressens d’une façon particulière c’est la joie et la gratitude d’être missionnaire, de cette vocation reçue.

