De Monica Kujiha à Sarh (Tchad)
Je suis Monica Kujiha, du Soudan, une terre que saint Daniel Comboni a tellement aimée et pour laquelle il a donné sa vie.
San Daniel Comboni, missionnaire au Soudan
Pendant mes études j’avais entendu parler de lui et un jour la responsable de l’école m’a amené à la bibliothèque et elle m’a fait voir plusieurs livres qui parlaient de Comboni. Dès ce moment, ce lieu s’est transformé en ma place préféré de l’école et, chaque fois que j’avais la possibilité, je me cachais entre ces livres qui parlaient sur le prophète de l’Afrique. Cela m’a aidé à connaître et aimer profondément cet homme fou et passionné pour des gens qui n’était pas ni de sa famille, ni de son village, qui ne parlaient pas sa même langue et qui étaient très différents de lui. En effet dans les photos des livres je voyais qu’il avait la peau blanche et la mienne était noire.
Aussi des femmes missionnaires
Mais j’ai découvert aussi des femmes extraordinaires qui l´accompagnaient, pour travailler infatigablement pour la mission. Je lisais son invitation à être saintes et capables malgré les difficultés de la mission et cela a commencé à faire naître en moi une question très grande: comment pouvait-on aimer aussi totalement des personnes si différentes de soi-même et leur consacrer toute sa vie ? Cette question a continué à tourner dans ma tête et dans mon cœur et pendant ce temps j’ai senti grandir fortement ma vocation mais je ne la partageais avec personne. Je sentais que cela était une chose à moi, une chose à garder jusqu’à ce qu´arrive le moment juste.
Toujours à la recherche
Le temps est passé rapidement et en un clin d’œil je me suis retrouvée dans le collège de l’association « Solidarity with south Sudan » à Yambio, où j’avais eu la chance d´être admise pour étudier et faire des pratiques comme maîtresse. J’étais très contente parce que mon rêve devenait réalité : je pouvais devenir maîtresse et de cette façon moi aussi je pouvais faire ma part en faveur des plus pauvres et abandonnés en imitant Daniel Comboni et les sœurs.
Pendant mes études j’ai eu la possibilité de parler avec sr Margaret Scott qui était la principale responsable du collège et je lui ai demandé si elle connaissait les Sœurs Missionnaires Comboniennes. Ma joie a été énorme quand elle m’a mise en contact avec l’une d’entre elles, la sœur Angelina Nyakuru dont je suis allée rencontrer sans demeure.
À la découverte de la propre vocation
À la suite de cette rencontre, je suis rentrée chez moi, aux Monts Nuba et j’ai commencé mon activité d’enseignante. Mais dans mon cœur je sentais continuellement la force de l’Esprit Saint qui me poussait et j’ai senti fort le besoin de retourner à partager avec sr Angelina sur tout ce que j’avais lu, sur ce que je sentais, sur ma vocation et sur comment je voulais le mettre au service de plus pauvres et abandonnés. Elle m’a beaucoup aidé à éclairer ma vocation et en 2018 je suis entrée au postulat de Sœurs Missionnaires Comboniennes au Kenya et j´y suis restée deux ans. Ensuite, je suis allée au noviciat en Ouganda.
J’ai fait ma première profession le 14 septembre 2022. Cette année était l’année jubilaire pour la congrégation : 150 ans de Fondation. Cela a signifié beaucoup pour moi car un jubilé c’est une année de Grâce et dire mon oui au Seigneur à ce moment-là a été vraiment une énorme grâce.
Maintenant je suis comblée de joie car je me prépare pour aller à ma première mission : à Sarh (Tchad), où finalement je pourrais partager ma vie avec les frères et sœurs que le Seigneur va me confier en cherchant de prendre soin d’eux comme fait un bon berger.

