De Loreta Beccia à Yaoundé (Cameroun)
Ils sont 6 heures du matin à Yaoundé quand j’arrive devant la cathédrale et je sens quelqu’un qui m’embrasse derrière. C’est maman Agnès, une petite femme, mais grande dans sa foi.
D’abord l’Eucharistie
Chaque matin elle est là, à la cathédrale de Yaoundé où elle célèbre avec beaucoup de ferveur l’Eucharistie. Comment elle-même dit, cela lui donne la force pour aller de l’avance chaque jour de sa vie.
C’est très beau de la voir au moment de la communion, quand elle sort de sa place et se mets dans le couloir central de l’église et là-bas elle commence à diriger un choral imaginaire.
La première fois que j’ai parlée avec elle je suis restée surprise de la profondeur de ses discours faits sur la base de la vie vécue, sur la quotidienneté de son expérience. Une vraie femme de l’Evangile dans l’aujourd’hui de notre temps.
Invitée spéciale à la radio
C’est pour cela que dans le mois d’avril, nous, les sœurs Comboniennes, nous l’avons invitée à notre émission de Radio Maria qui avait comme titre: «Femme de la Pâque ». Dans cette espace nous avons pu approfondir avec elle sur comment elle a reçu l’annonce de la Bonne Nouvelle et comment elle-même s’est transformée en bonne nouvelle pour les autres.
Sa participation a été un vrai don pour moi et pour les gens qui nous écoutaient qui nous ont fait arriver des échos positives.
Son expérience de vie
Laissons qu’elle-même puisse nous dire comment elle a vécu sa rencontre avec le Christ Ressuscité et comment elle a cherché de le transmettre au gens qui vivent à son côté.
« Je suis maman Agnès, vendeuse au grand marché de Mfundi à Yaoundé, je suis catéchiste de la paroisse Cathédrale et aussi maman de 5 enfants dont un est handicapé. Je me gagne la journée en vendant du poisson, parfois un peu de manioc ou des bâtons de canne à sucre au marché.
J’experimente très proche à Marie Madeleine parce que dans ma vie moi aussi je me suis sentie appelée pour mon nom quand il semblait qu’il n’y avait façon de sortir de ma tristesse.
Je vous ai dit que j’ai une fille handicapée, elle est la plus grande manifestation du Christ Ressuscité dans ma vie. Elle est au lit et je suis la seule qui prend soin toujours d’elle. Mais, il y a eu un moment que cette situation s’est faite très lourde pour moi et je voulais tout laisser. C’est justement dans ce moment, dans le regard de ma fille, dans ses douleurs, mais aussi dans sa capacité de sourire malgré tout, que j’ai vu le visage du Christ crucifié et ressuscité ».
L’Évangile vécu dans le quotidien
Quand je lui ai demandé si elle s’était sentie dans sa vie porteuse de la Bonne Nouvelle, voilà sa réponse :
« Un jour j’étais au travail et là j’ai rencontré une fillette, elle faisait usage de la drogue. Pour cela j’ai commencé à m’approcher d’elle, je lui ai parlé de Dieu, le seul qui nous aime profondément malgré nos limitations et nos faiblesses. J’ai commencé à lui apprendre les prières du Notre Père, de l’Ave Marie et, petit à petit, en s’approchant toujours à elle, en le rappelant l’importance de sourire, on a créé une belle amitié.
Un jour j’ai reçu un cadeau, elle est venue me chercher pour me dire MERCI pour ma proximité, pour les mots d’encouragement que je l’avais dit, pour le temps que je lui avais dédié. Enfin, elle était réussie à donner un sens à sa vie et moi, j’étais infiniment reconnaissant avec Dieu pour la grandeur de sa bonté. »
Maman Agnès a terminé son témoignage en disant qu’elle a commencé à chanter au Seigneur pour tant de merveilles qu’Il accomplit dans le monde à travers nous, ses humbles enfants. Moi aussi, je vais m’unir à son chant de fête et d’allégresse pour dire merci au Seigneur, merci parce qu’Il continue à susciter des disciples passionnés e joyeux d’annoncer la Bonne Nouvelle.

