De Amira William. Dès Cameroun.
Je m’appelle Sr. Amira William et je suis égyptienne. Mon parcours de vie est un chemin guidé par la Providence divine. Un voyage où la foi, la mission et l’amour ont façonné mon identité.
Début d’un parcours de foi
Mon histoire commence dans un petit village éloigné, là où il n’y avait pas de l’Eglise Catholique, où la vie religieuse était dominée par l’Église orthodoxe. Je me rendais à l’Eglise orthodoxe simplement pour accompagner d’autres enfants, sans vraiment savoir que ma destinée se tissait ailleurs.
À l’âge de dix ans, la providence m’a permis de déménager à Louxor, au sud de l’Égypte. Là, j’ai découvert l´accueil chaleureux de l’Église catholique et la présence bienveillante des Sœurs Missionnaires Comboniennes. C’est au sein de cette communauté que mes racines spirituelles ont commencé à se renforcer, et ma relation avec Dieu s’est approfondie.
La rencontre avec les Sœurs Missionnaires Comboniennes
J’ai toujours admiré le travail des Sœurs Missionnaires Comboniennes, leur passion pour la mission. Pourtant, je ne me serais jamais imaginée comme l´une parmi elles. Mais un jour, Dieu m’a révélé un projet bien plus grand que le mien.
Après une période de discernement, de résistance et de prière de cinq ans, je me suis sentie poussée à répondre à cet appel. Ce chemin m’a menée à Dubaï, où j’ai appris l’anglais et découvert une réalité cosmopolite, un véritable carrefour où les peuples du monde entier se retrouvaient à l’Eglise Sainte-Marie.
Après huit mois à Dubaï, mon parcours m’a conduit à Nairobi pour le postulat, puis à Namugongo, en Ouganda, pour le noviciat. C’est là, en 2018, que j’ai prononcé mes premiers vœux, avec deux consœurs ougandaises.
La mission au Sri Lanka
Un peu plus tard, j’ai reçu une mission inattendue : le Sri Lanka. Je n’avais jamais pensé d´y aller, mais Dieu, dans sa sagesse, avait tout prévu.
En 2011, lorsque mon accompagnatrice vocationnelle avait dit en plaisantant : « Je veux aller au Sri Lanka », j’avais répondu en plaisantant : « J’y serai avant toi ! » Et c’est ainsi que, le 19 janvier 2019, je suis arrivée à Talawakelle, une petite ville du Sri Lanka. Ce fut le début d’une aventure enrichissante et pleine de défis.
Je me suis immédiatement retrouvée plongée dans le travail à l’école, enseignante d’anglais, mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la simplicité et la pureté des cœurs. Ces personnes n’avaient pas seulement besoin d’éducation, elles avaient soif d’amour, de respect et de dignité. J’ai appris que ce n’était pas le cours que j’enseignais qui comptait, mais l’amour avec lequel je pouvais transmettre, pour offrir à ces enfants un peu de lumière et d’espoir.
Un souvenir particulièrement poignant reste mon premier matin à Talawakelle. Dès mon arrivée, un groupe d’enfants curieux et enthousiastes s’est précipité pour me rencontrer. Ils ont appris ma présence, et c´est comme si leur cœur attendait ma venue. Leur chaleur et leur joie m’ont touchée profondément et ont nourri mon âme d’une énergie nouvelle. Cette rencontre a marqué le début d’un voyage où chaque jour devenait une occasion pour apprendre et grandir dans l’amour.
Mon séjour au Sri Lanka m’a profondément transformée. J’ai appris à aimer les gens tels qu’ils sont, à les voir non pas comme des “autres”, mais comme des frères et sœurs dans le Christ. Aujourd’hui, je me sens riche de cette expérience, tout en étant une petite enfant dans le processus d’apprentissage de ma nouvelle mission en Afrique francophone.
Un nouveau défi : le Cameroun
Maintenant, je suis au Cameroun depuis peu de temps, un nouveau chapitre s’ouvre devant moi, où je me prépare à apprendre le français et à répondre aux appels que Dieu me réserve.
Si l’on me demandait aujourd’hui de choisir une voie, je choisirais encore et toujours d’être une sœur missionnaire Combonienne. C’est là que je me sens pleinement appelée, dans cette mission qui est devenue mon souffle de vie, nourrie par l’esprit de saint Daniel Comboni.

