De Loreta Beccia, au Cameroun
Je suis Dorothy Mercy, ougandaise, Sœur Missionnaire Combonienne. Quand je pense à mon histoire vocationnelle immédiatement je me rappelle des mots de Daniel Comboni que disait : “je meurs mais mon œuvre ne mourra pas”.
Depuis mon enfance, lorsque j’étais servante de Messe, je sentais le désir d’être religieuse. Mais ce désir est resté gardé dans mon cœur pendant beaucoup d’années. Plus tard, j’ai connu les Sœurs Missionnaires Comboniennes à travers une amie qui était aspirante et j’ai voulu m’approcher d’elles pour mieux les connaître. Sûrement la simplicité de vie des sœurs que j’ai rencontrées dans mon chemin m’a motivée davantage à vouloir devenir un jour une sœur comme elles.
Une histoire décisive
Une expérience personnelle que j’ai eue avant d’entrer chez les sœurs et m’a fait sentir ce désir profond de me mettre au service des autres en prenant soin d’eux. Quand j’étais en train d’étudier à l’hôpital, j’ai rencontré un homme qui avait eu un accident. Il était seul et abandonné, il n’avait personne qui prenait soin de lui. Quand je me aperçue de sa solitude, j’ai commencé à l’accompagner dans ce processus de guérison en allant tous les jours lui rendre visite.
Quand il s´est rendu compte que j’étais là pour lui il m’a dit qu’il était content d’avoir rencontré une personne qui prenait soin de lui sans le connaître. A partir de ce moment-là j’ai compris que prendre soin des autres et leur donner de l’Amour, remplissait profondément mon cœur. Et ainsi j’ai pris la ferme décision de consacrer toute ma vie pour le bien des aux autres.
En 2019, je suis entrée au postulat chez les sœurs à Nairobi (Kenya) et ensuite au noviciat en Ouganda. Après mes premiers vœux septembre 2023, j’ai été envoyée au Cameroun pour apprendre le français où je me trouve actuellement. Ce parcours me fait penser que les paroles de Comboni se faisaient réalité en moi.
Je peux être la continuation de l’œuvre des Comboni ici et maintenant. Ce n’est pas une promesse mais plutôt une réalité vécue dans l’aujourd’hui de ma vie. Le charisme de St. Daniel Comboni, que je sens toujours vivant, continue à m’interpeller beaucoup dans la réalité où je suis maintenant, aussi comme il l’a été au commencement de ce chemin.
Avec les enfants de la rue
Je suis sage-femme et le fait d’être sœur Missionnaire Combonienne me permets de prendre soin de la vie des enfants qui vont naître, des malades et de toute personne qui vit dans la solitude. D’une façon particulière je vois cela maintenant au Cameroun où je vais à la rencontre des enfants de la rue.
Je donne mon service en soignant leurs blessures. Mais en sachant que quand on soigne leurs blessures extérieures en réalité, en leur consacrant du temps, on est en train de soigner les blessures les plus profondes, celles qu’ils portent dans leur cœur. Ces enfants m’apprennent toujours, malgré leurs difficultés, que la vie est belle. J’aimerais être le signe de la présence de Dieu, un Dieu qui est Amour, parmi les gens que je rencontre. Que tout le monde puisse sentir cet amour de Dieu à travers moi.
Mes rêves
J’ai beaucoup de rêves, par exemple, celui de vivre ma vie selon le charisme Combonien, qui nous invite à vivre la mission toujours au service des peuples les plus pauvres et abandonnés, pour être leur compagne de chemin.
J’ai aussi le rêve de vivre ma vie selon l’exemple des sœurs qui m’ont précédée. Vivre ce fort sens de Dieu, en étant toujours disponible à ceux et celles que le Seigneur a mis à mon côté et que lui-même m’a confié. Je suis sûre qu’avec l’aide de Dieu cela sera possible.

