De Betty Corte Imperial. Lomé (Togo)
Elle s´appelle KPODJA AMIVI Jacqueline, mère de 8 enfants ayant de 4 à 23 ans, une femme qui se bat au quotidien pour faire vivre les siens. Originaire de Kpalimé, ville a 130 km de la Capitale Lomé – Togo, comme beaucoup d´autres familles, elle a quitté le village avec son mari pour venir chercher une vie meilleure pour ses enfants. Elle habite au quartier d´Avenou, périphérie de Lomé.
Avant et après covid19
Son histoire se divise entre avant et après covid19. Avant, dit-elle on vivait assez bien, son mari était imprimeur et les enfants étudiaient dans des écoles privées. Après covid19 son mari est tombé malade, un AVC assez grave, qui l´a lassé des séquelles en le rendant paralysé. Actuellement il est retourné au village auprès de sa famille, car il a besoin d´assistance en tout.
Madame Jacqueline est restée seule à Lomé avec 5 de ses enfants les plus petits, les autres trois sont avec leur papa. Elle aussi est tombée malade, mais faute de recours financiers pour se soigner, elle essaie d´aller de l´avant et supporter les douleurs. Sa maladie et celle de son mari les a rendus beaucoup de dettes, ils ont tout perdu et pour cela “nous sommes finis dans la rue, les enfants sans possibilité d´étudier… sauf quelques-uns grâce à la solidarité de quelques amis”, dit-elle.
Le soutien de la foi
Maman Kpodja est catholique et fréquente la Paroisse Saint Paul d´Avenou. Elle est membre du renouveau charismatique. Comme elle tient à le dire : « J´aime la prière, je m´engage à prier pour les autres qui sont dans les souffrances et de difficultés plus grandes que les miennes, car c´est dans la prière et dans ma foi en Jésus-Christ que je trouve la force pour me battre et aller de l´avant ».
Pour faire vivre les siens elle fabrique des biscuits, de petits gâteaux et les vend dans la rue, cela grâce à l´aide du projet de micro crédit de la sr Magdalena Ribas et aux soins médicaux, dont elle est bénéficiaire. « Maintenant, j´ai récupérée un peu les forces et la santé, donc je peux travailler et faire vivre ma famille. Nous ne mourrons pas, nous vivrons car j´ai retrouvé la force et je peux me battre pour nourrir mes enfants ».
Je remercie à Dieu qui a mis sur mon chemin des personnes solidaires qui m´ont aidé à me relever.

