Sr Loreta Beccia, SMC, Garoua-Cameroun
Le 18 janvier 2025 à Garoua – Cameroun, que sœur Élisabeth Yadassi Tikabi, camerounaise, a prononcé ses vœux perpétuels dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires Comboniennes. Un oui pour toujours, partagé joyeusement avec sa communauté d’origine, Paroisse Sainte Pierre de Garoua, dans la région du Nord du Cameroun.
« Je suis là pour faire ta volonté »
La grande célébration, présidée par l’archevêque de Garoua Mgr Faustin Ambassa Ndjodo, a vu la participation de beaucoup de personnes qui ont connu sœur Yadassi depuis toujours.
Avec sa grande famille de sang, nous étions présentes aussi 4 sœurs missionnaires Comboniennes, deux de la communauté de Yaoundé et deux venues du Tchad pour l’occasion.
Le prénom Yadassi, voulu par son père, signifie “je suis là” en langue guiziga, les mêmes mots que sr Elisabeth a prononcé au commencement du rituel de la profession :”oui Seigneur, je suis là pour faire ta volonté!”.
Son oui est inscrit dans son prénom et maintenant il faut que cela se transforme de parole en vie partagée dans le monde pour le bien de la mission et de plus pauvres et de plus abandonnés.
Dieu conduit chaque histoire
Sr Elisabeth est la première sœur combonienne camerounaise et son histoire est intéressante parce qu’elle a connu le charisme Comboniens et a appris à aimer Comboni grâce à un calendrier qui était dans son bureau quand elle travaillait au Tchad.
L’histoire de Comboni l’a touchée complètement jusqu’à arriver prendre la décision de laisser le travail pour faire une expérience parmi les sœurs Comboniennes au Tchad, où elle a senti encore plus fort le désir de faire le choix de la vie missionnaire.
Un long chemin
Elle a commencé le postulat en RDC, ensuite a suivi un temps d’apprentissage de l’anglais au Kenya pour continuer son chemin au noviciat en Ouganda.
Son premier oui elle l’a prononcé à Kampala et là elle a reçu sa nouvelle destination : aller en Italie pour les études de journalisme qui l’ont amené de retour en RCD en 2020, précisément à Kinshasa pour travailler dans la revue Combonienne « Afriquespoir ».
Elle a travaillé comme journaliste et animatrice missionnaire, où elle a cherché d’être une voix d’espoir et de vérité. Bientôt, elle retournera en Italie pour continuer les études avec un master en journalisme et pour continuer à donner voix à ceux qui ne l´ont pas.
Dieu doit être au centre toujours
L’archevêque dans sa belle homélie a encouragé sr Elisabeth à être toujours obéissante à la volonté de Dieu, en se rappelant que la mission c´est de Dieu et pas nôtre et que, quand on se remet avec confiance dans ses mains, alors tout réussira.
Mgr Faustin a aussi invité publiquement les Sœurs Missionnaires Comboniennes à faire partie intégrante de la mission de l´archidiocèse de Garoua, Une invitation qui a été accompagnée des cris de joie de la part de fidèles chrétiens présents à la célébration.
Après la célébration eucharistique la fête a continué avec un bon repas et, selon la tradition guizigá, avec musique et danses.
Aujourd’hui pouvoir partager son oui pour toujours, dans cette famille Combonienne devant la communauté chrétienne qui l’a vu grandir, est pour la sœur Elisabeth sa plus grande joie. Et si l´on demande si la vie missionnaire Combonienne vaut la peine, sa réponse est sans hésitation : “OUI, la vie missionnaire vaut la peine !”

