de Rania Samir, mc – Égyptienne
J’ai la joie de partager un peu avec vous mon expérience en RCA ou j’ai passé beaucoup d’années de ma vie missionnaire et ou je suis prête toujours à retourner et si j’ai mille vies, comme dit Comboni je vais les donner à la mission.
Je suis Rania Samir, Égyptienne,
En 2013, je suis arrivée en ma mission en RCA, et c’était un moment difficile au payer à cause de la guerre en ce temps-là…
Je suis arrivée avec beaucoup de désire d’aider mais en ce moment il fallait inventer un nouveau mode pour répondre à certains besoins. Avec autres sœurs d’autres congrégations ,nous avons commencé d’aller d’une site à l’autre de refugiés (qui ont quitté leurs maisons en catastrophes sans rien) On a touché comment les enfants étaient traumatisés, et les écoles ne marchaient pas ,alors nous avons commencé de rassembler les enfants dans chaque site pour jouer un peu avec eux et petit à petit on a vu que la situation ne finissait pas très vite ,alors on a cherché de rassembler les maitres des écoles sur chaque site et on a préparé un petit programme pour équiper les enfants à s’en sortir de ce climat de violence et deuil…Petit à petit on a réussi d’inclure de laïcs avec nous et on a réussi de trouver quelques aides de Jésuites refugiés services et Unicef pour aider ce Project. C’était vraiment une très belle expérience.
Après, J’ai travaillé au Centre de Formation Jean Paul II et c’était encore une occasion d’accompagner des jeunes qui sont devenus de futurs maitres en cherchant avec eux leurs vocations comme enseignants, aussi, dans le contexte de la guerre comment réagir sans violence et vivre la tolérance.
C’était aussi très belle l’expérience que j’ai fait en accompagnant le groupe vocationnel, quelle joie aujourd’hui quand je les rencontre comme membres de congrégations ou de personnes mariées …
Après, je suis partie pour étudier et j’ai retourné depuis deux ans à Bagadou(autre village de RCA), J’ai travaillé à l’école de Siriri, où notre objectif est l’intégration entre les pygmées et la population bantou. J’ai accompagné le groupe vocationnel au niveau de la paroisse.
J’avais beaucoup de joie et de beaux souvenirs que je les garde en mon cœur
+ Une de mes grandes joie ,était le fait de donner la possibilité aux enfants pygmées et villageois d’aller à l’école et comme je crois beaucoup à l’éducation et je la trouve comme une clé pour développer pas seulement l’apprentissage de matières mais c’était un développement de la personne en sa personne dans l’intégration et l’acceptance … +J’étais contente de toucher la persévérance des enfants et leur passion de venir à l’école malgré la grande distance(qui peut arriver à 20 km aller-retour chaque jour ) et la pluie quelques fois.
– Ma joie était grande devant des enfants Aka qui partageaient leurs bouille avec leurs petits frères quelques fois, C’était l’évangile vécu sans parler.
– j’étais touchée par la solidarité et le chemin d’intégrité que nous avons fait ensemble.
+ Ma joie était grande quand j’ai vu les enfants de groupe vocationnel capable de prendre un petit moment d’intériorisation et réflexion pour laisser l’évangile parle à leurs cœurs et pour rendre la parole de Dieu vivante aujourd’hui.
+ Ma joie était aussi quand j’étais proche de gens, capable partager leur joie, leurs soucis, J’ai beaucoup d’autres mais je m’arrête ici.
Malgré les défis de la langue et de l’état de la route, cela n’était pas une barrière car j’ai cherché d’être proche et faire mon mieux de communiquer avec les gens en diverses manières sans me limiter à la langue. L’état de route et les ponts cassés m’ont aidé de bouger pour chercher l’aide pour les arranger et aussi cela m’a aidée de m’adapter à la réalité et de vivre en solidarité avec les gens.
D’autre part, je faisais partie de l’équipe de la caravane de la paix où, on aidait les personnes à trouver leurs forces intérieures et à surmonter leurs expériences traumatiques en particulier celles de la guerre. J’ai fait une très belle expérience de collaboration avec l’équipe, la chose que je crois beaucoup et je la trouve une grande richesse.
Là, j’ai senti une joie profonde et complète si je peux dire ,car j’ai senti leurs souffrances et j’étais témoin à un chemin de libération de la personne, un changement de regard ,j’étais témoin d’une possibilité de transformation ,des décisions qui favorise la vie , la paix et qui quitte la culpabilité et la haine…
Avec les consacrés, J’ai eu l’opportunité d’aller creuser nos racines charismatiques, nos motivations pour avoir la force pour continuer malgré les défis de notre aujourd’hui et nos réalités qui ne sont pas facile quelques fois et pour continuer dans cette vie avec fidélité et dans la joie
En fin, je vous partage que j’ai beaucoup appris avec les Jens, j’étais enrichie par la rencontre des personnes de la culture, J’ai touché la présence de Dieu dans La Personne et dans son Humanité et J’ai touché le travail de la grâce en ma vie et dans la vie des autres.
Je vous partage aussi que je suis plus convaincue que la collaboration et le travail ensemble en mettant nos compétences en service d’une vision commune et un objectif clair donnent beaucoup de fruits. Peut-être en travaillant seul on peut faire plus vite, mais En travaillant ensemble on peut aller plus loin…
Après cette belle expérience le Seigneur m’a envoyé à une nouvelle mission et en toute confiance, alors ma nouvelle mission est en Égypte.

