Ma conversion au christianisme
Je m´appelle Jean Baptiste, j’ai été baptisé et reçu l´eucharistie en 1994, et le sacrement de la confirmation en 1998 à la Paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus d’Anié (Diocèse d’Atakpamé). Le 20 décembre 2014, j’ai célébré mon mariage religieux sur la Paroisse Marie Mère du Rédempteur d’Adidogomé dans l’Archidiocèse de Lomé.
Dès les premières heures de ma conversion au Christianisme, et étant issu d’un milieu animiste, je me suis juré d’être un fervent catholique tout en luttant contre le syncrétisme. Juste après ma confirmation, je suis devenu catéchiste afin de palier au problème de manque de catéchiste dont souffrait la station secondaire sur laquelle je servais. Ensuite, avec la complicité de quelques camarades du secondaire j’ai initié la création de la chorale des jeunes sur la station secondaire. Etant choisi sur la station secondaire comme le responsable des jeunes, nous avions mené des démarches nécessaires pour la création de la JEC (Jeunesse Etudiante Chrétienne). Lequel mouvement a grandement contribué à redynamiser la communauté catholique et par conséquent attirer plus les jeunes du village à l’église.
Devenir catéchiste
Dans la foulée le catéchiste principal ayant démissionné et ayant quitté le village pour des raisons que je préfère taire, j’étais devenu catéchiste principal de fait, vu que j’assistais le démissionnaire dans ses tâches d’église. Une responsabilité qui pesait lourdement sur moi. Il faut concilier les études et la direction de la station secondaire. L’une de mes difficultés résidait dans mon inexpérience à la tache et de surcroit tenir devant les personnes âgées surtout du CPP parmi lesquels existaient mes enseignants qui cherchent à instaurer des activées que je jugeais très peu chrétiennes. C’était une rude expérience dans laquelle l’élève de l’école secondaire que j’étais, avait pour catéchumène ou fidèles ses enseignants. Les difficultés étaient énormes, mais le soutien du Curé la Paroisse mère, RP DAGOUDJI Norbert m’a été d’une grande utilité.
Du village à la capitale Lomé
Pour raison d’études supérieures, je quittai le village pour Lomé où, une autre expérience de vie chrétienne m’attendait. Une fois arrivé à Lomé, sans perte de temps aucune, je me suis engagé à la Paroisse Marie Mère du Rédempteur, un engagement qui m’a permis de prendre des postes de responsabilité sur la paroisse. Mon engagement paroissial me propulsera au niveau diocésain où je deviendrai de 2014 à 2017 le président diocésain des jeunes. Dans ma vie professionnelle j’ai toujours su prendre des positions en adéquation avec la doctrine sociale de l’église ce qui parfois n’est pas sans conséquences, lesquelles conséquences ne m’ont jamais découragé de continuer par être un ferment.
Je rencontre les Sœurs Missionnaires Comboniennes
A Lomé je ferai la connaissance des Sœurs Missionnaires Comboniennes (SMC) alors que j’étais élu comme président des jeunes à la Paroisse Marie Mère de Rédempteur d’Adidogomé. Avec les SMC nous réalisâmes d’énormes activités dans l’encadrement des Jeunes regroupés au sein du CCACJ (Conseil de Coordination Catholique des Jeunes). Entre autres je peux citer l’animation des recollections, les visites périodiques à la Prison civile de Lomé et CHU Tokoin des sessions de formation des jeunes pendant les grandes vacances. Les SMC ont été d’un grand soutien aussi pour l’organisation de la grande veillé des jeunes tenues chaque 31 décembre. Parmi les différents services rendus par les SMC, la session de formation des jeunes leaders qui se tient chaque vacance a fait et continue par faire beaucoup de bien aux participants. Nombreux sont des jeunes qui ont découvert à travers ces sessions leur vocation professionnelle. Je voudrais remercier les SMC pour leur engagement à Adidogomé et les encourager à éventuellement construire un centre d’écoute, d’accompagnement et d’orientation des jeunes qui aujourd’hui font face à de plus grands défis à relever.
Je profite de cette occasion pour témoigner toute ma gratitude aux différentes Sœurs Missionnaires Comboniennes qui ont servi à Adidogomé. Principalement je voudrais citer la sœur Paquita avec qui nous avons suffisamment collaboré, la sœur Beth avec qui nous sommes en train de faire de nouvelles expériences en tant que candidat laïc missionnaire combonien.

