de Amelia Romo Marquez et Nicole Mboma, SMC – Mungbere (RD Congo)
Comment croire encore que Dieu est bon, quand les épreuves s’abattent sur nous ? Garder la foi et la confiance en Dieu, c´est le témoigne de madame PASCALINE, une femme simple de la brousse au Nord de la RD Congo, lorsqu´elle a subi un accident dans lequel elle a perdu son mari et est restée dans le coma. Face à la souffrance, elle a gardé confiance en Dieu et dans les autres. Elle est reconnaissance et a trouvé force et espérance dans la prière que les personnes adressaient à Dieu pour elle. Elle rend grâces au Seigneur pour cette épreuve bénéfique.
Interviewer : Quelles ont étaient les difficultés plus grandes que tu as vécues dans ta vie et comme tu as trouvé la force per continuer en avant ?
Madame Pascaline : La première difficulté plus grande que j’ai vécue a été un accident où mon mari et moi nous partions pour faire l´enroulement. L’accident a eu lieu à moins de 5 km de la ville de Mungbere. Nous étions 3 dans la même moto. Après l’accident, on nous a amené à l’hôpital. Moi, j´ai fracturé les deux pieds, une personne est décédée sur place, les autres on les a amenés à l’hôpital. Tous sont morts, mon mari aussi. Le Seigneur m’a aidé, je suis restée dans l’état où je suis. J’étais aux soins intensifs. Maintenant je suis ici.
Je reconnais que le Seigneur est grand, si je suis échappée ça n´as pas été par mon propre effort. Le Seigneur est bon et il a voulu me protégée, il est grand. C´est pourquoi nous devons le servir. Ce jour-là, je suis allée à la prière et quand je suis rentrée mon mari m’a dit de partir pour l´enroulement. Mon mari n’était pas pratiquant de la religion, il participait quelques fois.
Je sais que le Seigneur ne me laissera pas avec mes enfants orphelins. Je lui demande de me guérir une fois pour toutes ; pour leur éduquer, nourrir, habiller, etc. parce qu´il n’y a pas d’autre personne pour les aider.
Si je suis là vivante, je le suis pour le Seigneur. Si je serai guérie c´est par grâce du Seigneur, C´est par ma foi dans le Seigneur que j´ai tient, toute ma force vient de lui.
Interviewer : Qu’elles sont les personnes ou organisations, que dans les moments de difficultés, t’ont aidé pour aller de l’avant avec espérance ?
Madame Pascaline : Toutes les personnes m’ont aidé, celles que je connais et celles que je ne connaisse pas. En particulière, ma famille, les frères de sang et les frères de l’assemblée (Eglise). Beaucoup de personnes de différentes Eglises sont venu prier pour moi, tous ont prié pour moi. Le sr. Nicole Mboma, combonienne, était toujours près de moi, même quand j’étais dans le coma, elle venait chaque jour prier pour moi.
Interviewer: Merci beaucoup, madame Pascaline, d’avoir partagé votre histoire inspirante et votre message d’espoir. Votre foi et votre détermination face à l’adversité sont vraiment remarquables. Nous vous souhaitons le meilleur dans votre chemin vers la guérison et la reconstruction.
NB:Madame Pascaline a parlé en lingala, langue locale, ce témoignage a été traduit en français.

