de Hélène Soloumta, SMC
La crise écologique actuelle catalyse un dialogue interreligieux sans précédent, révèle Sœur Helen Solumta dans son analyse approfondie des approches environnementales des différentes traditions religieuses.
“La gravité de la crise écologique exige que toutes les religions regardent vers le bien commun et s’engagent sur un chemin de dialogue”, souligne-t-elle, citant des initiatives concrètes à travers le monde.
En Afrique du Sud, le SAFCEI (Southern African Faith Communities’ Environment Institute) rassemble des communautés de diverses confessions – traditionnelles africaines, baha’ies, bouddhistes, chrétiennes, hindoues, juives et musulmanes – dans un effort collectif pour la protection environnementale. Leur approche innovante combine “dialogue dos-à-dos et épaule contre épaule”, alternant méditation spirituelle, réflexion théologique et action pratique.
L’Indonésie offre un autre exemple édifiant, où les leaders religieux s’engagent activement dans la lutte écologique, depuis l’initiation de mouvements moraux jusqu’à l’activisme politique direct. Le Sri Lanka suit également cette voie avec son Dialogue Interreligieux sur le Changement Climatique et la Conservation de la Biodiversité.
Cette convergence des traditions spirituelles autour de l’écologie ouvre de nouvelles perspectives pour la protection de notre “maison commune”, selon l’expression du Pape François. “Il n’y a pas de lacs musulmans, d’arbres chrétiens, de montagnes animistes”, rappelle Sœur Helen, soulignant l’universalité de la cause environnementale.

