Je suis à sr Sandrine Fianke, missionnaire combonienne togolaise. Je vis ma mission au Mozambique. Avant à Chipene, dans la province de Nampula, au nord du Mozambique. La mission de Chipene a été violemment attaquée par de groupes rebelles. Les principales structures de la mission de Chipene située dans une zone forestière ont été détruites par les assaillants, et notre consœur Maria De Coppi, a été tuée d’une balle dans la tête.
Actuellement je travaille à Nacala une ville portuaire du Mozambique située dans la province de Nampula. Dans cette mission nous avons l´Ecole Feminine de Nacala, où je travaille comme enseignante d´anglais. A Nacala nous avons aussi un foyer pour les filles qui étudient dans cette école. Outre l´enseignement scolaire, nous aidons les filles internes avec des cours de rédaction, de lectures etc, pour renforcer leur apprentissage. Nous essayons de leur donner une éducation et formation en vue d´améliorer leur apprentissage et qu´elles puissent devenir de femmes responsables et protagonistes de changements dans la société.
Je constate que la formation de qualité offerte par l´école de Nacala aide les jeunes grandir et à devenir des personnes responsables, et cela nous donne de la joie et de l´espoir pour continuer notre travail. Cela m´encourage beaucoup et je pense que c´est cela la régénération de l´Afrique dont notre Fondateur Daniel Comboni nous a laissé comme légat « Sauver l´Afrique par l´Afrique », surtout en faveur de la femme, et moi en tant qu´africaine, je suis très contente de participer à cette œuvre de régénération à travers dans domaine si important comme celui de l´éducation.
En vivant dans un quartier de Nacala, j´ai pu témoigner de petites histoires de solidarité dans la vie de gens. Quand quelqu´un de la communauté perd un membre de sa famille, les gens du quartier se mobilisent pour contribuer avec le peu qu´ils ont afin que toute la charge ne soit pas sur la famille en deuil. Les uns amènent du bois, d´autres vont puiser de l´eau, d´autres donnent de la farine, ils font cela parce que quand quelqu´un meure et que les gens viennent présenter leurs condoléances, ils restent longtemps et ils ont besoin d´être nourris. C´est une façon de manifester leur solidarité et aider la famille en deuil et montrer comment ils se sentent frères et sœurs. Leur témoignage de solidarité et fraternité nous aide aussi, à nous comme Soeurs missionnaires comboniennes à rester unies les unes aux autres et à soigner notre témoignage de partage, de solidarité, de fraternité envers les gens, en particulier les plus pauvres.
Une autre histoire intéressante est arrivée dans ma mission à Chipene avec le groupe de la légion de Marie. Lorsque que j´allais à leur prière, j´ai constaté que le groupe se contentait de prier seulement. Alors j´ai cherché de les aider à unir la prière et l´apostolat. Et le groupe s´est organisé, ils ont fait un champ, ils y travaillaient et ils vendaient les produits et avec le fruit de leur travail, ils aidaient les pauvres et les malades. Ces jeunes ont bien compris qu´ils pouvaient aider les autres par leurs propres efforts, sans attendre des aides venant d´ailleurs. Et que la véritable prière se traduit en acte de solidarité, de fraternité.
Sandrine FIANKE ABLAVI,smc.
Nacala- Mozambique

