de Delphine Amivi Gakpe, mc – Togo ( mission Tchad)
Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous le témoignage de Sœur Delphine Amivi Gakpe, une religieuse togolaise, sur sa vocation missionnaire et son expérience au service du Seigneur. Depuis sa première profession en février 2016, elle a été envoyée dans différentes provinces d’Afrique pour partager la bonne nouvelle du Christ et faire cause commune avec les communautés qu’elle a rencontrées.
Dans sa mission actuelle au Tchad, Sœur Delphine travaille comme gestionnaire dans un hôpital. Elle explique que sa vocation missionnaire est un appel profondément ressenti. Son désir est de servir le Seigneur non seulement dans son propre pays, mais aussi de s’ouvrir aux autres cultures et de partager ses dons, son intelligence et ses compétences avec ceux qu’elle rencontre.
La mission de Sœur Delphine et de ses compagnes de communauté est multiple. Elles annoncent l’Évangile à travers la catéchèse, l’apostolat en prison et la formation des catéchistes. Elles s’engagent également dans la promotion des femmes, la formation des jeunes leaders, la recherche de la justice et de la paix, ainsi que la protection de la création. Jésus-Christ est le premier responsable de cette mission, et Sœur Delphine témoigne de l’importance de fixer les yeux sur le Christ et de contempler longuement sa présence dans sa vie.
Bien sûr, partager la foi dans une culture nouvelle n’est pas toujours facile. Sœur Delphine souligne l’importance de la patience et de l’observation. Elle a appris à prendre le temps d’apprendre la langue, la culture et à établir un dialogue sincère avec les personnes qu’elle rencontre. Elle raconte ses expériences enrichissantes et souligne l’importance de descendre au niveau des autres, de s’ouvrir à leur culture et d’établir une véritable familiarité. Bien qu’il y ait des obstacles à surmonter, tels que les pratiques traditionnelles en cas de maladie, Sœur Delphine reste résolument engagée à partager la Bonne Nouvelle et à promouvoir des activités spirituelles et humaines.
La vie missionnaire a eu un impact profond sur Sœur Delphine. Elle souligne que cela lui a permis de s’ouvrir aux autres, d’apprendre de nouvelles cultures et langues, de partager la joie et les souffrances des peuples avec lesquels elle vit. Elle a été évangélisée à son tour par l’accueil de la Bonne Nouvelle et l’expression de la foi des personnes qu’elle a rencontrées. Sœur Delphine a appris à ne pas se lamenter, car elle a constaté que d’autres personnes vivent des situations plus difficiles que les siennes.
La mission n’est pas seulement l’affaire des religieuses, mais de tous. Chacun peut contribuer à la mission à sa manière. Comme le dit Sœur Delphine, même Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions, n’est jamais allée en mission physique, mais elle participe à la mission en priant pour les missionnaires. Chacun peut apporter sa contribution en argent, en nature, ou de bien d’autres manières. Sœur Delphine encourage chacun à trouver son moyen de participer à la mission et à se joindre à cet appel de Dieu.

